Ma premiere periode s'intitule "adolescence " et est partagee par quelques millions de personnes de par le monde. Autant dire que cette premiere periode ne s'est nullement deroulee dans l'isolement.
La seconde periode est comprise entre l'annee de mes 18 ans et celle de mes 24 ans ou j'ai compris que faire des etudes artistiques ne rimait pas avec rencontrer des artistes.
Et la troisieme periode a debute avec mes 24 ans. J'ai rencontre Kiki et Francois qui m'ont appris a aimer mon metier. Aujourd'hui encore, je leur en suis reconnaissant.
Mais peut-on terminer sans dire un mot du "Noyau", ce groupe restreint et amical qui s'evertue a rester "l'ami du Pompier", ne serait-ce que pour rester a contre-courant des courants artistiques modernes qui les encouragent a ce pied de nez envers ce qui ne fait meme plus partie de l'histoire de l'art.
Mais essez de bla-bla, nous en supportons deja bien assez ainsi.
extrait du "Journal francophone de Budapst:
Stany Spôte vient de déposer son crayon sur sa table et il attend la première question.
Depuis quand il dessine?
Il aimerait dire qu’un jour, ayant voulu saisir son hochet, il attrapa un crayon de passage et commença à dessiner son avenir. Mais il n’en est rien.
Stany Spôte commence à dessiner à l’âge où tous les enfants doivent dessiner pour charmer leurs parents. Mais il y prend goût et n’a pu, depuis, s’y arracher.
Et les images défilent, d’abord en noir et blanc et puis en couleurs.
Etudes normales, sans histoires ni scandale.
Il déménage vite ses ambitions dans le seul lycée de la région où le dessin soit une discipline non seulement tolérée mais bien appréciée: l’institut Notre Dame de Bastogne, dans les Ardennes belges.
De ces années où il acquiert l’essentiel de ses connaissances, il garde le souvenir de professeurs chaleureux et dévoués. Il émigre ensuite à Bruxelles où il commence par assiéger l’Institut Saint-Luc. Il y demeure deux années après lesquelles, non satisfait, il continue son périple vers l’académie des beaux-arts de la même ville où il étudie l’illustration et la bande dessinée quatre années durant. Quatres annees perdues dans cette ecole ou on apprend a ne rien savoir mais, au moins, a savoir en parler. Apres avoir obtenu son diplôme, il y reste afin d’étudier les diverses techniques de la gravure. Il y rencontre enfin des professeurs qui lui enseignent non pas seulement la gravure mais aussi la réelle souffrance existant et devant exister entre le créateur et son oeuvre.
Les années passent....
A l’Académie, il rencontre celle qui est aujourd’hui sa femme. Elle est hongroise.
Ainsi, à l’occasion de son premier séjour dans la patrie de Munkacsy, il entrevoit une ville aux si multiples facettes qu’il décide de s’y installer.
C’est chose faite en septembre 1998. Depuis, il enseigne le français au lycée Könves Kálmán de Újpest où les étudiants et ses collègues lui permettent d’acquérir une véritable compréhension de l’âme hongroise.
Mais les nuits sont courtes et il faut dessiner, encore et toujours, pour prouver que ces années d’apprentissage
n’ont pas été vaines
Il realise des couvertures, des illustrations, des affiches, des expositions et sort cette annee son premier livre d!illustration: „A Piros Kabat”
Souhaitez-lui bonne chance sur cette route douce mais epuisante…